L’ÉDITO de Hervé RÉBILLON

Un service minimum dans l’aérien, pas de bon augure pour le TRM

En marge du mouvement des agents de sûreté à Roissy et Lyon-Saint-Exupéry, Thierry Mariani, le ministre des Transports, a plaidé pour l’examen rapide d’une proposition de loi visant à encadrer le droit de grève dans le transport aérien. Il est fort question d’un service minimum. Ce qui n’est pas de bon augure pour le secteur du Transport routier de marchandises.   Déjà évoquée pour le fret ferroviaire, l’instauration d’un service minimum dans l’aérien pourrait donner des idées à nos chers dirigeants. Comme l’étendre au transport de marchandises. Le jeu est dangereux. La profession doit redoubler de vigilance ! Car, ce qui est bien pour nous autres clients des compagnies aériennes, ne l’est pas lorsqu’il s’agit de transport de denrées. Imaginons une seule seconde un service minimum dans le secteur du TRM. Comment organiser un tel service dans un secteur déjà désorganisé en raison du cabotage. Quels et combien de transporteurs seraient réquisitionnés et comment se dérouleraient les contrôles déjà inexistants ? Ce qui pourrait être applicable dans l’aérien ne l’est pas dans le transport routier de marchandises. Bref, l’adoption d’un service minimum dans l’aérien ne rendrait pas service au TRM. Patronat et syndicats doivent le faire savoir au ministre des Transports.

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