3 jours après la décision du tribunal de commerce de Paris de liquider SeaFrance, Thierry Mariani, ministre des transports, a reçu samedi dernier une délégation de représentants du syndicat CFDT. Ce dernier avait présenté un projet de Scop (Société coopérative et participative), qui prévoit de conserver la totalité des emplois de l’entreprise ainsi que ses quatre navires. Le ministre a soutenu le projet du syndicat et a proposé que ses services apportent leur soutien technique sans délai. « En tant que ministre des transports, mon objectif premier est la sauvegarde de l’activité et donc de l’emploi », a déclaré Thierry Mariani. Le ministre des Transports s’était largement saisi de ce dossier, au nom du Gouvernement, en se rendant notamment à Bruxelles le 14 octobre dernier, afin de défendre le plan de restructuration de SeaFrance auprès de la Commission européenne. Thierry Mariani a demandé le redémarrage au plus vite des navires qui ont été mis à l’arrêt par la direction alors que le tribunal a prononcé la poursuite de l’activité.
L’entrevue à Paris entre le ministre des Transports Thierry Mariani et le syndicat a été « très positive, même s’il n’y pas eu d’annonces spectaculaires immédiates. Le ministre s’est montré très réceptif », a déclaré Didier Cappelle, secrétaire générale de la CFDT Maritime.
Reste à savoir maintenant si le projet de Scop est réalisable ? La région Nord/Pas de Calais s’est dit prête à soutenir financièrement (à hauteur de 10 millions d’euros) un repreneur qui garderait les 880 salariés et les quatre navires de la compagnie maritime. Ce qui est le cas de ce projet du syndicat. Seul problème : il manque 25 millions d’euros pour boucler son financement. « Il faut que les partenaires actuels (la SNCF, dont SeaFrance est une filiale) participent aussi à la Scop (Société coopérative et participative) » a estimé le ministre des transports ajoutant « Mais cela n’empêche pas qu’il faudra trouver un troisième partenaire privé ».
D’ici la fin de la semaine, le ministère des transports organisera une nouvelle réunion avec les différentes parties prenantes pour faire le point sur les démarches engagées.
La décision de justice accorde un délai supplémentaire jusqu’au 12 décembre prochain pour présenter de nouvelles offres de reprise.




